Présentation du fort

Le fort du Bois d’Oye est un fort à cavalier ou batterie haute qui est construit au sud de la place de Belfort à  420 mètres d’altitude. Grand fort de forme pentagonale, bâti de 1883 à 1886 en belle maçonnerie de calcaire, le casernement principal étale sa longue façade sur une immense esplanade au centre du fort. Les positions d'artillerie à ciel ouvert sont situées sur ce casernement, tandis qu'un rempart bas pour l'infanterie et l'artillerie légère couronne le fossé. Avec plus de 650 hommes et une trentaine de pièces d'artillerie, sa mission était de prêter appui aux forts Lachaux et de Vézelois, ainsi que de surveiller les accès par la vallée de la Savoureuse, entre Montbéliard, Belfort et Delle.

Devenu point d'appui d'infanterie, il fera l'objet d'importants travaux de modernisation.

 

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Modernisations

 

1890-1895 Construction d’un abri caverne à l’extérieur du

fort appelé abri de Dorans, sa capacité est de 247 places

 

1908-1909 Remplacement des trois caponnières par un

coffre double et trois coffres simples de contre-escarpe.

 

1909-1913 Construction d’un casernement bétonné de

540 places, de communications intérieures qui relient

toutes les parties à l’épreuve et d’une casemate de Bourges

qui flanque vers le fort du Mont Vaudois.

 

1910-1911 Installation d’une tourelle de 75 R 05, de trois

observatoires cuirassés et d’une tourelle de 155 R 07

 

1912-1913 Installation de trois tourelles de mitrailleuses 

qui étaient prêtes à tirer le 6 février 1913

 

1913-1914 Connexion au réseau électrique et installation

de l’éclairage, de la ventilation électrique pour les parties

bétonnées et d’une usine électrique équipée de deux

moteurs et deux dynamos.

Début des travaux de la batterie cuirassée de deux

tourelles de 155 C , les travaux seront stoppés à la

déclaration de guerre, le fort du bois d’Oye est un ouvrage très moderne et très puissant de premières lignes qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous casemate bétonnée et sous tourelles cuirassées.

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

1914-1917 Un observatoire bétonné est aménagé dans le puits de lumière d’une traverse-abri

 

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces pouvant aller sur le front.

 

En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

 

En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades.

 

Pendant l’entre-deux guerre, en 1939, une partie de la façade du casernement de paix sera restaurée, mais les travaux ne seront pas terminés à la déclaration de Guerre.

Pendant la seconde guerre, le fort sera complètement ferraillé sous l’organisation Todd. Quelques combats auront lieu au fort lors de la libération de Belfort fin 1944 puis le fort sera utilisé par l’armée française comme dépôt de munitions.

Aujourd’hui, ce fort est en bon état, il appartient toujours à l’armée qui l'a mis en vente. La commune s'est portée acquéreur. Son accès est interdit mais des visites encadrées sont organisées lors des journées du Patrimoine.